vendredi 1 janvier 2010

Bilan de la réunion du 11 décembre 2009


A l'Usine à Projets, un groupe de 8 personnes s'est réuni pour échanger autour de ce projet. La plupart étaient porteuses d'idées ou de projets qui trouveraient leur place dans l'atelier.

Chacun a apporté des idées positives pour rendre concret cet atelier : des locaux vacants envisageables sur la région de Strasbourg et en particulier vers Illkirch, des partenariats avec la future Cantine de Strasbourg (espace de co-working), une gestion par les membres d'un stock de matière première, des solutions pour une mutualisation efficace des moyens techniques,...

De cette réunion, je retiens que cet atelier-laboratoire, en dehors d'un lieu de réalisation de prototypes, pourrait être également un lieu d'exposition et de promotion des technologies et produits qui y seraient développés. C'est une demande récurrente chez les innovateurs indépendants et les développeurs de technologies : comment être plus visible vis-à-vis des financeurs et des industriels ? L'atelier serait une solution pertinente car les inventeurs pourraient réaliser en direct des démonstrations et y rencontrer des partenaires.

Pour ceux intéressés, je tiens à disposition un compte-rendu de cette réunion.

Une prochaine réunion est prévue sur Mulhouse en Janvier, date exacte à venir.

samedi 5 décembre 2009

A la soirée Ignite !


J'ai présenté le projet d'atelier à la soirée Ignite à Strasbourg le Jeudi 26 novembre. Cette soirée est l'occasion de présenter des réalisations ou des projets innovants. Une présentation, c'est 5 minutes top chrono en 20 transparents max qui, en plus, défilent automatiquement! C'est un véritable défi de communication puisqu'il s'agit d'être très synthétique et de ne pas perdre le rythme. La soirée était riche en présentations variées tant sur les thèmes que sur l'animation, certains n'hésitant pas à faire de véritables shows!

J'ai ainsi pu rencontrer l'équipe BH team qui développe des robots pour la coupe de robotique de planète sciences. Leur présentation a été particulièrement remarquée pour les nombreuses références cinématographiques. L'équipe s'est montré très intéressé par l'atelier et son principe d'accès!!

Ma présentation est disponible ici, sur slideshare.


Un article dans les DNA résume la soirée. Bientôt, une vidéo de la soirée devrait être également disponible...

dimanche 15 novembre 2009

Réunion d'échange à Strasbourg


L'atelier-Laboratoire prend forme! Après plusieurs contacts et échanges positifs avec des partenaires ainsi qu'avec de futurs utilisateurs de l'atelier, il est temps de faire une rencontre entre les personnes intéressées.

Pendant cette rencontre, je vous propose de présenter l'atelier et ses grandes lignes. Je souhaiterais surtout que vous exprimiez ce que vous en attendez et votre vision : quels sont vos besoins, vos envies, vos idées,... et même quel sera votre premier projet ! Votre retour est indispensable pour affiner le projet et pour argumenter afin de le rendre concrêt.

Vous trouverez une plaquette présentant l'idée générale du projet. N'hésitez pas à la diffuser dans votre réseau.

2 réunions sont prévues : une à Strasbourg et une à Mulhouse, cela permettra de couvrir toute l'Alsace.
La première date est à Strasbourg, le vendredi 11 décembre de 18h30 à 20h30. Ca se passera à l'Usine à Projets - 31A, rue principale - Schiltigheim (au 3ième étage) - plan ici.

La deuxième date n'est pas encore fixée, mais ce sera pour Janvier.

Si vous êtes intéressés, faites moi un mail, merci!

lundi 19 octobre 2009

Le self-service en question

Lors d'échanges sur divers forums et par mail, je me suis rendu compte que la notion d'atelier en self-service n'était pas bien comprise.
Je mettais derrière cette notion le fait que l'atelier mettra à disposition des moyens techniques et un espace de travail et d'échange mais ne prendra pas en charge les projets des uns et des autres (ni financièrement, ni sur la gestion, ...). Tout simplement parce que ce n'est pas viable économiquement et du point de vue temps à consacrer. L'atelier-laboratoire sera uniquement là en support technique.
Il n'y aura donc pas d'un coté une personne ou une équipe qui prendra en charge le rangement, l'approvisionnement, le fonctionnement de l'atelier et d'un autre coté des utilisateurs qui paieront pour ces services.

L'idée qui me guide est la mutualisation des moyens techniques (des machines et un lieu) qui seront financés collectivement. La gestion de ce lieu sera aussi assurée collectivement par les utilisateurs. Par gestion, j'entends le rangement et l'entretien des outils, la participation de tous dans l'installation d'équipements et bien entendu la vie du lieu!

Un fonctionnement en association, avec toutes les notions qui s'y rattache, est parfaitement adapté. En fait, le mot clé à mettre en avant est bien "la mutualisation de moyens".

A moyen terme, et suivant les moyens financiers, il est envisageable de créer un poste salarié pour assurer une partie de ces taches, pour réaliser quelques pièces ou pour faire de la formation. Mais avant, prouvons que le concept d'atelier sous forme de mutualisation de moyens est viable.

samedi 26 septembre 2009

BarCamp en Alsace 6







Ca se passe à l'Usine à projets à Strasbourg le samedi 10 octobre.
Pour s'inscrire, c'est là : barcamp alsace6

Le principe du BarCamp permet de vivre une expérience inhabituelle : il s'agit d'une série de conférences auto-organisées par les participants. Chacun peut proposer un sujet, chacun peut prendre la parole. Entre les sessions, des contacts se nouent. Et, il y a surtout les rencontres enrichissantes et la dynamique qui se créée autour de ces échanges.

Pendant d'autres éditions de Barcamp, j'ai plusieurs fois présenté ce projet d'atelier/laboratoire pour les innovateurs. A chaque fois, des échanges avec les participants m'ont montré quels aspects étaient les plus motivants tout en m'ouvrant des voies de réflexion auxquelles je n'avais pas songé.
Je ferais surement une nouvelle intervention sur le sujet pendant ce barcamp.

lundi 21 septembre 2009

Un atelier ... dans des containers !

Un atelier/laboratoire pour développer des innovations et autres projets nécessite une surface relativement importante mais sans avoir besoin de locaux aussi confortables que des bureaux. Dans le précédent post, j'ai cité l'utilisation de friches industrielles dont certains batiments sont parfaitement adaptés.

Une autre possibilité est ouverte avec les containers maritimes : ces grosses boites métalliques que l'on trouve sur les bateaux porte-containers ainsi que sur les trains et les semi-remorques. Ces containers peuvent être facilement utilisées comme entrepôts de stockage ou comme bureaux de chantiers. On pourrait très bien imaginer de les utiliser pour un atelier.

Les containers sont peu coûteux, car ils sont réformés au bout de 20 ans et on trouve un marché de l'occasion, surtout à proximité des ports (en Alsace, il y a des ports ... sur le Rhin). En achetant un container, on devient en fait propriétaire d'un local et il n'y a plus de loyer à payer (sauf éventuellement s'il faut louer un terrain) ce qui allège fortement les charges de fonctionnement. Un container de 12m, coûte environ 2000€ livré, ce qui s'amortit en un peu plus d'une année par rapport au coût de location d'un batiment industriel de même surface. De plus, un container peut être revendu ce qui fait que l'on perd très peu sur l'investissement initial.





















Les containers les plus courants font 6 et 12m de long (soit 15 et 30m² au sol). L'aménagement intérieur n'est pas aussi simple que pour un hangar, mais cela peut donner lieu à des structures originales, notamment parce qu'on peut les empiler (c'est fait pour!).

Il y a de nombreux exemples de constructions (habitations, bureaux,...) à base de containers. Dans certains cas, les containers sont percés de fenêtres et de portes. Ils nécessitent par contre quelques aménagements, surtout une bonne isolation pour que cela ne devienne pas un four en été et un igloo en hiver.
















Extrait de http://www.architectureandhygiene.com

Un autre intérêt est que l'on peut faire une structure modulaire et évolutive dans le temps. On débute par un container de 12m pour installer quelques tables de travail et un salle de réunion puis plus tard on ajoute 2 autres containers : un atelier mécanique, un atelier électronique, etc...

J'aime bien ce genre de structure à base de containers. L'espace entre les containers peut largement être mise à profit. Avec 3 containers de 12m et un toit en tôles ondulées ou une bache tendue, on obtient une halle de 150m² à l'abri de la pluie pour les projets les plus encombrants. Un peu sur ce modèle :














Modèle ATCO rapid roof














Pour ceux qui voudraient délirer sur des containers utilisés en habitats, je vous conseille ce blog qui répertorie de nombreux projets dans le monde : http://www.container.li

Voir notamment, cette structure élaborée et aérienne

dimanche 13 septembre 2009

Les friches industrielles : un local ?














Dans le post précédent, j'ai évalué une surface nécessaire de 200 à 300m², tout usage confondu (bureaux, atelier, postes de travail, ...). Les locaux les plus adaptés sont des bâtiments industriels ou des locaux d'artisans qui offrent nombre d'avantages : hauteur sous plafond, accès facile pour des camions, modularité pour l'aménagement, câblage électrique et informatique, etc... Le revers de la médaille est le loyer qu'il faut être capable d'assurer : de 15 à 30000€ HT annuellement ...

Avec son passé industriel, on trouve de nombreuses friches industrielles en Alsace en particulier dans la région Mulhousienne (Anciennes filatures, mines et fabrication mécanique) et dans la région Strasbourgeoise. Ces friches sont soit laissées à l'abandon, soit prévues d'être réhabilités en logements ou bureaux. Certaines de ces friches seraient trop difficiles d'accès car elles font partis d'un patrimoine historique et industriel ou qu'elles font l'objet de débats passionnels sur leur usage futur (voir la Fonderie à Mulhouse).

Les friches laissées à l'abandon pourraient être utilisées moyennant un accord avec les propriétaires, par exemple contre un gardiennage du site. Une simple présence régulière sur le site permet d'éviter les dégradations et les squats qui provoquent parfois des incendies, comme cela a été le cas plusieurs fois à Mulhouse.

D'autres friches industrielles sont prévues pour être réhabilités, avec des investissements très lourds et de longs délais de réflexion sur l'urbanisme. Certains programmes sont ainsi prévus sur plus de 10 ans, comme le site industriel de DMC - Mulhouse. Pendant cette période, le site reste inutilisé et un accès à un bâtiment pourrait être négocié moyennant une utilisation limitée à une certaine période.

La mise à disposition temporaire d'une friche pendant, par exemple, de 2 à 3 ans permet de tester le concept d'atelier et d'identifier les besoins des utilisateurs. Le tout pour le coût de quelques travaux et de temps pour l'aménagement... Par la suite, une solution plus pérenne peut être imaginée.

dimanche 6 septembre 2009

Comment aménager l'atelier ??

Dans les premières réflexions de l'atelier, j'étais plutôt parti sur un atelier permettant d'accueillir un grand nombre de projets, du simple bricolage domestique à des projets professionnels innovants en passant par de la formation et de l'éducation.

Après étude, un tel projet est trop ambitieux à réaliser, du moins dans un premier temps.
Je vais plutôt me concentrer sur un atelier qui permettra de développer des projets innovants, car il existe très peu de ressources techniques adapter à leurs besoins. Cela n'empêchera pas de créer d'autres types d'activités plus tard.

Un atelier comme celui-ci nécessite plusieurs types d'espace.

La colonne vertébrale du lieu est des espaces de bureaux qui pourraient fonctionner comme des espaces de co-working ou des bureaux partagés. Les utilisateurs peuvent avoir un bureau réservé sur une durée ou bien partager un bureau qui se loue à la journée. Ce genre de concept se développe par des travailleurs indépendants qui veulent disposer d'espaces de travail professionnels, sans forcément payer la location d'un bureau individuel, voir par exemple en Suisse, à Lausanne.
Un espace de détente avec un coin cafétéria est à intégrer pour favoriser les échanges. J'estime que cette salle doit pouvoir accueillir entre 5 et 10 personnes, tout poste confondu soit une surface entre 50 et 80m².

L'atelier mécanique accueillera des machines outils métal/bois. L'important est de disposer de postes de travail prêt à l'emploi: percage, meuleuse, ... Plus tard, des machines plus spécifiques (tours, fraiseuses,...) seront installées en fonction des besoins des utilisateurs.
Une surface de 30 à 50m² est un bon compromis, à moduler en fonction de machines spécifiques qui peuvent réclamer de la place.

Un atelier électronique accueillera des postes de micro-électronique, d'autres dédiés au TIC et aussi des postes qui requièrent une certaine propreté (micro-mécanique par ex.). Une surface de 20m² permettra d'installer 3 à 4 postes.

Enfin, une halle me semble intéressante pour accueillir des projets qui nécessite temporairement de la place. Cette halle permettra également de créer des manifestations comme des barcamps. Il faut alors disposer d'une surface qui soit très modulaire pour y installer aussi bien des postes de travail qu'une manifestation. Une surface de 100 à 150m², surface qui peut être simplement un hangar sans isolation.

Au total, nous arrivons à une surface d'environ 200m² et jusqu'à 300m² pour un atelier plus confortablement équipé. On peut évidemment faire davantage dans le futur pour accueillir davantage de projets ou de moyens techniques. Sur toute cette surface, le confort, entendons la déco, le chauffage, etc... n'est pas le même, ce qui réduit le coût des aménagements.

Dans un prochain post, je donnerais le genre de batiment que l'on pourrait accéder.

dimanche 30 août 2009

Des crises vers l'innovation


De retour sur le blog après une pause... un peu longue, pause qui n'a pas arrêté les réflexions au sujet de ce projet d'atelier!

Depuis mon dernier post, la situation de notre (nos?) sociétés a considérablement évoluée avec une crise environnementale dont les effets se font de plus en plus sentir, crise fortement liée à une crise énergétique qui ne tardera pas à devenir omniprésente. Le dernier ouvrage de JM Jancovici, C'est Maintenant, explique en détails les liens entre ces crises tout en proposant des solutions. Sortir de ces crises, ou à tout le moins s'en sortir sans trop de dégats, nécessite d'adapter l'usage des technologies existantes et de modifier l'utilisation de ces technologies.

Le contexte de l'emploi change avec un chomage technique qui commence à toucher tous les emplois et toutes les catégories, techniciens comme les cadres. Si une crise économique peut modifier et obliger les salariés à s'adapter, elle peut aussi constituer une occasion de créer son emploi (avec par exemple des dispositifs comme l'auto-entrepreneur) pour, dans l'immédiat, s'adapter à la situation.

Ces différentes crises sont très certainement liées dans leurs causes. Même si ce n'était pas le cas, tous leurs aspects et leurs conséquences sont à prendre en compte. Pour passer ce cap, les activités sont à adapter tant sur les produits que sur les services en tenant compte de ce contexte. Mais pour que ces activités résistent dans le temps, il va être indispensable de créer de nouvelles activités en les placant dans un contexte d'énergie chère (et de taxes contraignantes), de contraintes environnementales de plus en plus fortes, d'une société que l'on va devoir aider à s'adapter à cette nouvelle situation. Il reste à imaginer de nouvelles activités et des technologies innovantes qui sauront tirer parti de ce nouveau contexte aux règles encore peu claires mais indiscutablement radicalement différent!

Démarrer un projet d'atelier aussi innovant dans ces périodes incertaines peut être un pari risqué. Pourtant, l'histoire a montré que c'est souvent sous une contrainte , mais une contrainte modérée, que les innovations fleurissent le mieux. Poursuivons donc la mise en place de cet atelier !

samedi 20 septembre 2008

Visite du FabLab de Norvège

J'ai profité d'un voyage en Norvège, cet été, pour rendre visite au fameux FabLab du grand Nord.
Ce FabLab est un peu le site pilote du projet du MIT, porté par Neil Gershenfeld. Il sert également de lieu de formation et de démonstration. Haakon Carlsen, responsable du FabLab, est aussi le coordinateur du développement des outils et moyens des autres FabLabs.

Niché au fond d'un fjord entre des montagnes d'ou descendent des cascades, le site est proprement magnifique! Le FabLab est abrité dans un batiment en rondins de bois dans un style très nordique. Ce batiment est entouré de plusieurs dortoirs pour les utilisateurs de passage.
L'ensemble rappelle indéniablement un certain village de Gaulois qui résistait toujours et ...
Au premier abord, l'intérieur ne ressemble pas à un atelier technique mais est très agréable à vivre. On se déchausse en entrant (indispensable en hivers j'imagine pour garder l'intérieur un minimum propre), le centre de la batisse est occupé par une table de réunion et des coins pour discuter ou se restaurer. Des canapés-lit permettent même de faire une sieste confortablement installé dans des coussins. Tout autour, différents postes de travail occupent les murs. On sent que l'aménagement de ce fablab a été fortement influencé par le confort à la scandinave...


Pour voir d'autres photos du site, voir par exemple ici.
Les équipements classiques des FabLabs sont présents : outils internet, machines à commandes numériques (CNC) de différents types : fraiseuse de précision, imprimante à découpe laser, CNC à découpe laser, divers équipements électroniques, ...
Initialement installé à l'intérieur, la CNC pour usiner le bois a été déplacée à l'extérieur sous une tente. Sûrement trop bruyante!

Lors de mon passage début Août, l'atelier était peu occupé. Certains des permanents étaient présents pour développer des applications internes comme des drivers open-source pour piloter les différentes machines.

D'autres aspects m'ont plus étonné, il manque certains équipements pourtant classiques dans un atelier :
  • - établis avec étaux ou poste de travail pour la mécanique,
  • - zone humide avec paillasse, point d'eau et évacuation (bien utile pour nettoyer des pièces par ex.)
  • - perceuse à colonne
Plus généralement, il n'y a pas réellement d'espace si l'on veut réaliser un projet qui en demande.

En venant dans ce FabLab, j'avais un projet utilisant la CNC. Mon but était de voir concrêtement les possibilités offertes par un tel atelier. Par manque de temps, je n'ai pas pu le finir sur place. Je compte bien le poursuivre ailleurs et je ferais un prochain post sur le sujet.

Ce FabLab est assez orienté sur l'éducation et la découverte. Chaque FabLab suit un concept général en respectant une charte de fonctionnement. Cette charte n'est présente que pour permettre une mise en réseau des différents FabLabs avec des échanges d'information tout en assurant le fonctionnent en sécurité d'un atelier collectif.
Le concept reste ouvert et peut être décliné suivant le lieu d'implantation, l'objectif poursuivi et le contexte local (c'est en cela proche du concept des BarCamps).